réflexions

minimaliste jusqu’au bout des pieds.

C’est avec une grande joie qu’aujourd’hui je vous parle d’une de mes grandes passions de toujours : l’athlétisme. 

Il faut dire que j’ai toujours aimé le sport : j’ai fait 5 ans de gymnastique et à 10 ans, j’ai voulu changer : piscine ? Hand-ball ? Badminton ? Je ne savais pas trop. Mais à 10 ans aussi je suis partie en classes vertes dans les Alpes. Mon professeur était athlète et a inscrit les enfants qui le souhaitaient à la course du coin. Je m’y suis inscrite, et j’ai gagné la course !!! 

Vous vous en doutez, j’étais super fière, d’autant plus que mon professeur a insisté pour que j’intègre le club d’athlétisme de ma ville. Sauf que pendant cette course, j’ai eu le bonheur d’avoir une tendinite. Tendinite qui n’a jamais été complètement guérie. Toujours est-il que pendant mon année de CM2, pas de sport pour moi, le docteur ne voulait pas pour que mon pied se remette de ses émotions. 

Alors à mon entrée en sixième, je me suis inscrite fissa, fissa au club d’athlétisme de ma commune. et là, j’ai découvert toutes les possibilités qu’offrait ce sport. On n’y faisait pas que courir (même si j’ai toujours adoré ça), mais j’ai appris à lancer des engins (disque, poids, javelot et marteau), j’ai appris à sauter toujours plus haut, toujours plus loin (longueur, hauteur, perche…), j’ai appris à courir vite, longtemps, à courir et sauter en même temps. J’ai même appris à marcher ! 

j’ai très vite eu mes préférences : le lancer de disque tout d’abord, les cross aussi (courir dans la boue, le froid, sous la flotte, revenir dégueulasse, …) et un peu plus tard j’ai connu le marteau, ma discipline préférée d’entre toutes. 

J’étais plutôt bien intégrée dans mon club. Il faut dire aussi que je ne suis pas du genre à rester dans mon coin ^^ Alors on m’a proposé des responsabilités : devenir jeune juge dans un premier temps, puis entraîneur et enfin responsable anti-dopage. Je ne vais pas trop m’épancher sur ces dernières lignes, un jour, promis, je consacrerai un article complet (voire même plusieurs me connaissant) sur mes casquettes d’entraîneur et de déléguée anti-dopage parce que j’ai appris énormément de choses qui me servent encore aujourd’hui, notamment dans mes activités avec les enfants (enfin surtout ce qui concerne l’entraînement hein ^^) 

Mais Zélie est arrivée dans nos vies, nous avons déménagé dans la foulée à 20 minutes de mon club d’athlé et je n’ai pas renouvelé ma licence. A mon grand désarroi.

Puis Malo est venu rejoindre notre famille assez rapidement, et je n’ai toujours pas réintégré mon club. Je sais que la porte ne m’est pas fermée, qu’ils aimeraient que je revienne. Mais la famille d’abord et la question se reposera quand les loulous seront plus grands, que je pourrai les embarquer avec moi par exemple ! 

Bref, si je vous raconte ma vie c’est avant tout pour vous parler de ma passion pour la course à pied. Beaucoup me regarderont avec de grands yeux ronds et étonnés : QUOIIIIIIIII ? t’arrives à trouver du plaisir dans la course à pied ??? eh bien oui ! 

le running me détend, me vide l’esprit. J’aime essayer d’atteindre mes limites, de les repousser toujours un peu plus. J’aime transpirer, revenir essoufflée mais heureuse de mon footing. J’aime sentir mes jambes qui « courent toutes seules » quand j’accélère, sentir l’air frais sur mon visage (non je ne cours pas vite mais il y a souvent du vent par chez moi ^^). J’adore courir sous la pluie, un peu moins quand il y a trop de vent (ou trop de soleil) (nordiste un jour…). J’aime croiser d’autres runners, des cyclistes, des piétons. J’aime leurs sourires d’encouragement, leurs petits mots sympas. J’adore aussi quand je dépasse des petits loulous qu’ils me rejoignent pour faire quelques mètres en ma compagnie. 

En général quand je cours seule, je pars avec la musique à fond sur mes oreilles. Je me suis fait une play list avec que des morceaux très rythmés : Queen, Muse, Scorpions, Led Zeppelin, Imagine Dragons, -M-, Deep Purple, The Who sont mes compagnons de lutte et de « souffrance » ! 

Mais j’aime aussi courir accompagnée et c’est ce qui arrive tous les mardis soirs où ma copine et parfois même mes voisines (ce qui n’est pas arrivé depuis des lustres) (bandes de lâcheuses). Pour certaines elles ont commencé la course à pied quand je leur ai proposé de me rejoindre. Et elles ont bien progressé mes élèves ! On discute, on papote, et puis j’accélère et je ne les entends plus ^^ On rentre rouges, essoufflées mais heureuses de notre sortie entre filles, ce sont de chouettes moments de partage. 

J’ai donc repris la course à pied au début du mois de juillet 2016, deux mois après la naissance de Malo. Mon ostéopathe m’a engueulé : « pas de sport pendant un an après l’accouchement!!! » – nan mais ça ne va pas la tête ????? Mon médecin m’a tiré les oreilles : « et la rééducation du périnée hein ? » – oups … Ma sage-femme m’a encouragée : » si tu en as besoin, vas-y mais écoute toi ». Je vous laisse imaginer quel conseil j’ai suivi ^^ 

Mais qui dit reprise (après un an sans sport), dit achat de nouvelles chaussures. 

J’avais déjà testé pas mal de marques de running. J’ai même été voir un spécialiste (après la naissance de Zélie) qui m’avait conseillé une paire en fonction de ma manière de courir, de mon poids, du nombre de kilomètres que je courais … 

Mais rappelez-vous, j’ai écrit un peu plus haut que la tendinite eue à 10 ans n’a jamais vraiment été soignée… Et même avec cette fameuse paire, j’avais toujours mal. Parfois c’était une petite gêne, parfois je ne pouvais plus poser le pied par terre. 

Il me fallait donc une autre paire de running. Et au cours de mes recherches sur le net, j’ai trouvé un truc qui me plaisait bien : le barefoot-running !

Mais qu’est-ce que le barefoot-running ou running minimaliste ? 

Au départ il s’agit d’une discipline américaine qui consiste à courir à pieds nus. Autant vous dire que pour moi, qui passe mes journées à pieds nus à la maison, qui enlève mes chaussures dès que j’arrive chez la famille ou les amis (et au boulot aussi, mais chut ^^), cette idée m’a interpellée. Courir à pieds nus ? Mais ça va faire mal aux pieds avec les cailloux ? 

C’est en continuant mes recherches que je vois que les adeptes de cette discipline courent avec des « chaussures » spéciales » : des genres de gants qu’on met aux pieds. 

Mais n’allez pas croire que mettre ces chaussures révolutionne votre manière de courir. 

Faisons un petit test. Quand vous courrez, quelle est la première partie de votre pied que vous posez par terre ? Le talon ? la plante des pieds ? l’avant du pied ? 

Si la première réponse vous correspond, alors vous courez comme 80% des personnes. Et, pardonnez-moi d’être aussi abrupte : votre manière de courir n’est absolument pas naturelle ^^ Dans nos sociétés modernes, on a pris l’habitude de courir en attaquant du talon parce que les technologies d’amortis sous la semelle de la chaussure absorbent les chocs provoqués par la rencontre de votre talon avec le sol (je peux vous parler des chaussures de running pendant des lustres, j’ai bossé deux ans chez Decathlon^^). 

Cette technique de course ne fonctionne pas avec les running minimalistes parce qu’il n’y a aucun amorti pour absorber les chocs. La course devient donc très douloureuse. 

Moi je me suis tournée vers la marque Vibram Five Fingers, une marque anglaise. Les chaussures vendues permettent de profiter de tous les avantages du « pieds nus » sans se salir les pieds. Les chaussures sont composées d’une semelle très fine qui permet d’une part de protéger le pied de ce qui jonche le sol, mais d’autre part de garder la sensation des aspérités du sol : ainsi, quand on marche sur des cailloux, on les ressent, mais ça ne fait pas mal. Que du bonheur quoi ^^Cette semaine est aussi souple et « déstructurée » ce qui permet au pied d’avoir une plus grande marge de manoeuvre pour bouger. Le reste de la chaussure c’est un tissu très léger et technique permettant au pied de respirer. 

Des petits petons de morpions se sont glissés sur cette photo, saurez-vous les retrouver ?^^

Enfin ce qui fait l’originalité des chaussures ce sont les doigts de pieds qui ont chacun leur place. ça a beaucoup fait rire Zélie la première fois que je les ai mises d’ailleurs. Et cela n’est pas juste esthétique. En fait, dans une chaussure ordinaire, comme tous les doigts de pied sont ensemble, on ne peut pas les utiliser correctement. Car oui, les doigts de pied ont une utilité : celle d’aider à la propulsion du corps. S’ils sont gêné dans le job, il ne travailleront pas correctement. Ici ils sont libres de bouger comme ils veulent alors ça rend la foulée plus efficace et plus dynamique. 

Alors pour utiliser ce genre de chaussures, il faut réapprendre à marcher et à courir, retrouver le geste naturel de la marche. Si on observe un tout petit qui apprend à se déplacer debout (j’en ai un à la maison justement ! Je le loue si vous voulez ^^), on s’aperçoit qu’il pose son pied à plat directement sur le sol, et non pas le talon en premier. C’est pour cette raison qu’on encourage les parents à ne pas mettre de chaussures aux enfants lors de l’apprentissage de la marche, car les chaussures ont un petit talon qui incitent à « attaquer » avec le talon. 

Pour moi qui suis toujours à pieds nus, en tongs ou en chaussures très plates, j’ai déjà pris l’habitude de marcher de manière « naturelle » et le changement de chaussures de running n’a pas été trop compliqué. 

En revanche, pour les personnes ayant envie de changer de type de chaussures, il est nécessaire de s’entraîner auparavant : pas question de changer du jour au lendemain, vous risquez d’avoir très mal. Vos pieds doivent d’abord s’habituer à ce nouvel intrus qu’est la chaussure minimaliste ! Il est conseillé alors de mettre les minimalistes plusieurs fois dans la journée en marchant (pas pour faire du sport) et d’augmenter petit à petit le temps où vous les garderez aux pieds. Puis vient le moment de les inclure à vos entraînements. On commence par faire son footing normalement, avec ses running ordinaires et une fois qu’on a fini, on chausse les nouvelles chaussures et on fait quelques mètres avec en courant : 10% du run fait avec les chaussures traditionnelles (si vous avez couru 5 km, vous faites 500m avec les minimalistes). Et au fur et à mesure, on augmente la distance et la fréquence d’utilisation. Et si un jour on le veut, on range au placard les running ordinaires et on n’utilise que les minimalistes. 

Bon vous me connaissez, moi et la patience, on n’est pas super potes. J’ai vite zappé cette histoire d’apprentissage par paliers pour ne porter que mes minimalistes très rapidement. 

Et voici ce que j’ai ressenti. Déjà, plus aucune douleur dans le tendon qui me faisait tant souffrir. Plus de douleurs aux genoux non plus. Et j’ai très vite eu l’impression qu’avec les minimalistes, ma foulée est plus légère, plus fluide. Il m’est arrivé parfois de repasser en « tradi » (une sombre histoire de minimalistes oubliées chez mes parents) et j’avais l’impression de me traîner, d’être lourde dans ma manière de courir. Bref, ça ne me plaisait plus.

Aujourd’hui, ça fait 10 mois et demi que je me suis remise à la course à pied et je ne ressens plus de gêne là où j’avais régulièrement mal. La chaussure est très aérée donc je n’ai plus d’ampoule (il faut dire aussi que je ne porte pas de chaussettes donc ça limite les frottements). Mes minimalistes se sont « faites à mon pied » et si je mettais un temps fou à les enfiler au début, maintenant ça me prend que quelques secondes : je glisse mes pieds dedans, je tire sur le cordon, je le bloque et c’est parti mon kiki !!! 

Bref, vous l’avez compris (sinon vous me dites hein, je recommence mes explications ^^) je suis absolument conquise par mes running. Je ne dis pas ici que ce sont les meilleures chaussures du monde entier, juste qu’elles me correspondent bien et je peux comprendre que ce ne soit pas le cas pour tout le monde. Mais si un jour vous avez la possibilité de les tester, je serai curieuse de connaître votre avis sur la question. 

Quant à moi, je suis à la recherche de chaussures de ville minimalistes pour aller bosser, qui soient un tantinet plus discrètes. Pas sûre que mes responsables apprécieraient de me voir débarquer avec des chaussures à doigts de pied au boulot, même si quand nous allons au sport ensemble le jeudi midi, s’en suivent de longues discussions avec ceux qui se questionnent sur « cette lubie ». 

Et vous ? quel sport pratiquez vous ? 

6 Comments on “minimaliste jusqu’au bout des pieds.

  1. Dis donc tu me donnes presque envie avec tes chaussures! Je suis allée courir une ou deux fois au bord du lac, le paysage me donne envie de me mettre à la course à pied et moi qui adore être pied nu je suis sûre que j’adorerais ces chaussures! Faut que je teste!

    1. oh oui tu as de la chance d’avoir de tels paysages, ça doit être génial pour aller courir ! Je viens de regarder, il y a un revendeur de Vibram (la marque de mes running) à Grellingen en Suisse (bon par contre je ne sais pas du tout où c’est ^^)

  2. J’adorerais courir ! J’aime ça en plus, mais je m’ennuie à mourir quand je cours ! J’ai essayé la musique… je passe mon temps à attendre qu’elle soit finie, puis je compte, « c’est la deuxième chanson, donc ça fait environ 6 minutes que je cours », bref, j’ai pas encore trouvé mon truc, mais j’aimerais beaucoup !
    J’avais vu tout un reportage sur notre façon de courir. (je te préviens, je vais être longue moi aussi ahah). C’était en gros sur « pourquoi les africains sont meilleurs en marathon que les autres ». Parce qu’ils courent pieds-nus ! Enfin, petits. Et qu’effectivement ils ne posent pas leurs pieds de la même manière ! Ils avaient pris l’exemple d’un coureur, non africain, qui avait mal au genou. Ils l’ont mis sur un tapis, avec ses chaussures, il tapait d’abord ses talons. Ils lui ont enlevé ses chaussures, il a grave eu mal aux talons, donc il a changé sa façon de courir et n’avait plus mal au genou ! Quand tu parles des enfants, tout le monde est surpris chez nous, parce que je n’ai mis des chaussures à mes filles que lorsqu’elles ont su marcher seule, et encore, parce que je n’avais pas le choix pour aller dehors. A la maison, il n’y a pas de chaussons non plus (sauf pour moi en hiver parce que j’ai froid aux pieds, là ils sont rangés). Je ne sais pas si c’est ça qui les a fait marcher « tôt », ce que je sais c’est qu’elles posent bien leurs pieds et qu’en plus, apprendre à marcher en chaussettes ou en collant sur du carrelage (ça veut dire que maman n’est pas très sympa ahah), non sérieusement, ça les a aidé dans leur équilibre.
    Bon par contre moi, mon seul soucis avec tes chaussures, c’est que je ne trouve pas ça joli ! Je trouve les pieds moches à la base, alors en plus en chaussures ahah ! Je ne savais pas par contre pour le placement des doigts de pieds. De toute façon, s’ils sont là, c’est qu’il y a une raison (un médecin avait expliqué ça à mon papa qui s’est fait une double fracture ouverte du petit doigt de la main, chaque doigt à son utilité. Je ne m’étale pas, ce commentaire est déjà bien assez long ahah)
    Et sinon, tu chausses du combien pour voir si je pourrais les essayer ? ;P

    1. peut-être qu’en te trouvant un(e) partenaire de course à pied ça irait mieux ?
      Mais oui carrément ! bon en plus, ils ont aussi un prédisposition pour la course à pied (du fait de leur morphologie), mais courir pieds nus c’est ce qu’il y a de mieux (pour une personne en bonne santé et sans problème hein ;), n’oublions pas que la course à pied est l’un des sports les plus violents pour notre corps ^^ ) A la maison c’est pareil, on est toujours à pieds nus (ou en chaussons si on a froid aux pieds). J’ai acheté des chaussures à Malo pour aller à l’extérieur parce que j’ai toujours peur qu’il y ait un morceau de verre dans l’herbe des parcs … Mais c’est clair que ça a du jouer dans leur « marche précoce » à tes filles ! En marchant pieds nus, on envoie au cerveau des informations sur le sol : plat, incliné, avec des aspérités, froid, … et donc le cerveau ajuste son équilibre. En mettant des chaussures, tu perds pas mal de ces informations.
      Pour ce qui est des chaussures, clairement, le côté esthétique je m’en fiche royalement ! C’est clair que ce n’est pas super joli, mais ce qui m’intéresse c’est le confort et la « technologie » ! (d’ailleurs je ne sais même pas si j’avais le choix pour les couleurs, me connaissant j’ai du prendre les premières que j’ai vues ^^) Et sinon, je chausse du 36, mais elles sont un tout petit peu trop grandes pour moi ! si je viens par chez toi cet été, promis je les mets dans ma valise 😉 Si elles ne te vont pas, elles auront au moins le mérite de faire marrer tes filles, ici Zélie les adore !!

      1. Oui il me faudrait quelqu’un pour courir, c’est certain ! Plus qu’à trouver ahah
        Euh sinon, tes pieds tu les as pris au rayon enfant ? Ahah (j’ai le droit, je taquine ma belle soeur parce qu’elle chausse comme toi)(et qu’elle se chausse souvent au rayon enfant)(elle paie moins cher en plus, elle a bien raison !). Moi je fais un 39, alors c’est mort ahah Mais c’est clair que ça ferait marrer mes louloutes ^^

        1. ahah oui mais c’est super pratique d’avoir de petits pieds : quand je dois acheter des godasses, je peux aller chez les enfants et chez les adultes (comme je ne mets quasiment jamais de chaussures à talons, je ne suis pas embêtée^^), quand il y a des soldes, il reste très souvent du 36 en stock et puis dans quelques années, on s’échangera nos chaussures avec ma fille (geeeeenre :D)
          En revanche, je ne remercie pas mon petit frère (11 ans plus jeune que moi) qui me filait ses chaussures trop petites quand il avait une dizaine d’années ^^

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