littérature jeunesse

A vol d’oiseau {Chut, les enfants lisent #68}

Il arrive souvent que j’achète un livre juste parce que la couverture attire mon regard. En général et dans ce cas, je ne prends pas le temps de le feuilleter, je fais confiance à mon instinct, il ne m’a rarement fait faux bond (en matière de littérature de jeunesse hein, pour le reste, c’est une autre histoire ^^). 

Et en rentrant, je profite d’un moment où je suis seule pour découvrir cet ouvrage à mon rythme. Parfois, le livre correspond à mes attentes et je le range dans la bibliothèque des enfants. Et parfois, l’ouvrage dépasse mes attentes, et je le classe parmi mes pépites ! 

Et aujourd’hui, je vous présente une de ces pépites, une pépite acquise il y a quelques jours seulement mais que j’ai déjà lu, lu et relu plusieurs fois. En fait pour tout vous dire, je l’ai dégusté la première fois, je l’ai dévoré la deuxième fois, et les fois suivantes, j’ai pris mon temps pour en apprécier chaque détail (ouai moi je compare la littérature de jeunesse avec un bon repas ^^) 

A vol d’oiseau est un ouvrage qui se penche sur la thématique de la migration chez les oiseaux. Mais si on a l’impression d’être là face à un énième ouvrage-documentaire, ce n’est absolument pas le cas. Enfin, si, mais disons que ce n’est pas QUE du documentaire. 

Il y a des illustrations merveilleuses, un texte magnifique et une mise en page qui me plait beaucoup. 

Commençons donc par le texte. l’auteur nous raconte donc le processus de migration des oiseaux en commençant par exposer la diversité des bêtes à plumes sur notre planète : des espèces plus ou moins connues. Mais c’est bizarre. Il y a des mois où l’on peut apercevoir plein d’oiseaux et d’autres mois où on ne les voit plus. Hop, un peu d’histoire pour expliquer ce qui a amené les hommes à se pencher sur la migration. L’auteur explique ensuite pourquoi les oiseaux migrent, où ils vont, quand ils se décident à partir … on apprend que selon les espèces, ils ne volent pas de la même manière, certains planent, d’autres profitent des couloirs de vents. Et même que les manchots empereur migrent « à pied » puisqu’ils ne savent pas voler ! 

A chaque page, on en apprend plus sur la migration. Saviez-vous que la sterne arctique est l’oiseau qui parcourt la plus longue distance ? que la barge rousse a perdu la moitié de son poids au terme de son voyage ? que les oies volent à plus de 9000 mètres d’altitude ? 

Je vous le dis, ce livre est une vraie mine d’or !

Et au delà des informations transmises, j’ai été touchée par la beauté du texte, certaines phrases ont vraiment résonné en moi, l’amoureuse de la nature, la curieuse, l’émerveillée : 

« mais aucun obstacle n’empêche les migrateurs de s’envoler à l’heure dite. Et rien ne peut empêcher les humains d’étudier sans cesse, de comprendre et de découvrir cette Terre où ils habitent … avec les oiseaux!  » 

On peut dire que ce livre est un mélange de documentaire et de poésie : un docu-poétique en quelques sortes ! 

« on a rempli de très gros livres avec leurs noms [aux oiseaux], leurs descriptions. Des noms savants, qui font postillonner, comme ceux des médicaments […] … des noms pour ornithologues ».

Ce qui fait aussi la force du texte c’est qu’il est accessible autant aux tout-petits qu’aux adultes. En effet, ma puce aime beaucoup que je lui lise ce livre qui se lit comme une histoire et de mon côté, j’ai appris beaucoup de choses, et moi qui suis extrêmement sensible aux belles lettres, j’ai été servie. 

Et les illustrations ? on en parle ? 

au delà du texte, les illustrations font aussi la force de cet ouvrage : chaque page est parsemée d’un dessin magnifique, bourré de détails. On y trouve des représentations de volatiles fidèles à la réalité, avec leurs petits noms à côté, ainsi je ne me retrouve pas trop bête quand ma puce me demande « c’est quoi ça? » en pointant du doigt l’un des oiseaux ^^ 

Les oiseaux sont tous mis en scène : des « photos » d’oiseaux, des bestioles perchées sur une pile de livres, un rassemblement d’étourneaux dans un arbre qui a perdu son feuillage, ou encore des avocettes qui volent au clair de lune. La poésie se retrouve aussi dans ces dessins merveilleux qui invitent à la rêverie et à l’imagination. 

Bref, vous l’aurez compris, je suis amoureuse de ce livre et je suis amoureuse de la maison d’Editions (Les Editions du Ricochet). M’est avis que les deux ouvrages que nous possédons de cette collection ne vont pas rester seuls bien longtemps ! 

Et chez vous, les parents aussi ont de véritables coups de coeur pour des livres jeunesse ? 

Ceci est ma soixante huitième participation au rendez vous de Yolina : Chut, les enfants lisent ! 

8 Comments on “A vol d’oiseau {Chut, les enfants lisent #68}

        1. Ahah va falloir être patiente (l’hôpital qui se fout de la charité ici !!! J’suis la fille la plus impatiente du monde !!!)

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