apprendre en s'amusant

Activité autour des becs des oiseaux.

Il y a quelques semaines, je vous présentais les cartes de nomenclature que j’ai réalisées concernant les différents becs des oiseaux en fonction de leur régime alimentaire. Je vous avais promis un article rapidement pour vous expliquer l’activité qu’on a faite autour de ces cartes, mais j’ai sous-estimé le temps qu’allait me prendre le mariage ^^ 

Voilà donc enfin l’activité, j’espère qu’elle vous plaira étant donné l’attente, mais je peux d’ores et déjà vous dire que Zélie et Malo l’ont adorée ! 

Cet atelier est réalisé avec le fichier de 14 cartes comprenant 7 oiseaux et 7 gros plans sur leurs becs selon leur régime alimentaire, le premier fichier présenté ici 

Pour commencer, j’ai demandé à Zélie et Malo de choisir sur la table chacun un oiseau. A Malo j’ai demandé de me montrer le bec. Puis j’ai questionné Zélie : « à quoi sert le bec des oiseaux? » 

A manger bien évidemment. 

Je leur ai aussi expliqué que le bec ne servait pas qu’à se nourrir, mais aussi à se laver, à donner à manger aux oisillons ou encore à transporter des brindilles ou autres machins pour construire le nid.

J’ai ensuite proposé aux enfants de se mettre dans la peau des oiseaux et ainsi mieux comprendre l’intérêt de tel ou tel bec pour manger.

J’ai préparé 7 assiettes avec dans chacune quelque chose qui représente le « repas » de chaque type d’oiseaux, et un ustensile pour matérialiser le bec. Devant chaque assiette, l’oiseau correspondant. 

Pour les oiseaux nectarivores, j’ai choisi le colibri bien évidemment. Pour son bec, on a une paille, et pour représenter le nectar, de l’eau avec un peu de sirop dans un verre.

Devant chaque assiette, j’ai expliqué aux enfants (enfin surtout à Zélie) pourquoi le bec avait cette forme. Le bec du colibri est très long et très fin. Il ressemble à une paille. Ainsi, le colibri peut aller boire le nectar, le liquide sucré produit par les fleurs, tout en continuant de voler sur place. 

Tour à tour, les enfants ont donc pu se transformer en colibri et boire le nectar de la fleur à l’aide de leur bec. 

 

Pour les invertivores, c’est le rouge-gorge. Et sur l’assiette, des baguettes pour faire office de bec et des bonbons ficelles pour représenter les vers

Les invertivores sont des oiseaux qui mangent les vers en tout genre. Le bec des invertivores peut être associé à des baguettes afin d’attraper délicatement le ver, avant de le manger. 

ça a été l’étape la plus compliquée pour les enfants qui auparavant, n’avaient jamais eu l’occasion de se servir des baguettes. A chacun sa technique, mais personne n’a réussi. Et ce n’est pas faute d’avoir loooooonguement essayé. Normal, dans l’assiette, il y avait des bonbons et ils savaient que s’ils voulaient en manger un, il fallait l’attraper avec les baguettes. Et puis Malo, ce petit filou a trouvé une parade : à l’aide d’une baguette, il a fait tomber un bonbon en dehors de l’assiette. « Ohh tombé » a-t-il dit en mettant, à la vitesse de l’éclair, le bonbon dans sa bouche ^^

 

 

le pygargue à tête blanche est mon représentant des carnivores. Pour représenter son bec j’ai choisi de prendre des ciseaux et pour remplacer un bon steak, j’ai préféré mettre un morceau de pomme ahah

Les carnivores ont un bec très tranchant et très puissant parce qu’il faut qu’ils puissent couper et déchiqueter les chairs des petits animaux qu’ils mangent. J’ai donc mis à disposition des enfants un gros morceau de pomme (je ne me sentais pas de leur mettre un steak cru dans l’assiette) avec une paire de ciseaux. Il fallait donc découper un morceau de pomme avant de pouvoir le manger. Si c’était relativement simple pour Zélie, Malo a, en revanche, un peu plus galéré parce que jusqu’à présent, il n’avait pas eu l’occasion d’utiliser cet outil. J’en ai donc profité pour lui expliquer comment les tenir afin qu’il puisse, lui aussi, couper son morceau.

 

Pour les insectivores, j’ai choisi le pivert. Les insectes ce sont des graines de sésame et le bec est une pince à épiler. 

Les insectivores ont un bec pointu et assez fin pour aller attraper les insectes dans les moindres recoins, comme par exemple sous l’écorce des arbres. L’extrémité du bec est très étroite pour que l’oiseau puisse avoir des gestes précis. 

Malo comme Zélie ont facilement su attraper les graines avec la pince, c’est dans ces moments là qu’on voit l’intérêt des exercices de motricité fine que je leur propose depuis maintenant de nombreux mois. 

 

J’ai choisi le pélican comme piscivore. J’ai mis à disposition un saladier rempli d’eau avec quelques morceaux de fruits pour représenter l’alimentation principale de ces oiseaux : les poissons. 

Les piscivores sont des oiseaux qui mangent les poissons et comme Zélie me l’a si bien rappelée, les poissons, ça vit dans l’eau. Et comme les oiseaux n’ont pas envie d’avaler un litre d’eau à chaque fois qu’ils attrapent un poisson, ils ont donc un bec qui permette de filtrer leur pêche afin de ne garder que ce qui se mange. Comme le pélican, les enfants ont pu pêcher leur poisson dans le saladier à l’aide de l’écumoire. 

 

La mésange est mon granivore favori (c’est mon oiseau favori tout court ahah). Dans l’assiette, il y a une pince et des fruits à coques (avec leur coque)

Ici, Zélie a eu des difficultés à comprendre l’intérêt de la pince pour remplacer le bec. Je lui ai donc expliqué qu’autour des graines, il y a une enveloppe. Parfois cette enveloppe est toute fine, parfois elle est plus épaisse, comme une coquille. Donc, pour pouvoir manger la graine, sans l’enveloppe, l’oiseau granivore possède un bec très très puissant avec lequel il peut briser l’enveloppe ou la coquille. Elle a davantage compris l’intérêt quand ça a été son tour de casser la coquille de la noix pour pouvoir manger le fruit. 

 

 

Et enfin pour les herbivores, c’est l’oie qui est mise à l’honneur. J’ai utilisé une petite passoire pour le bec et des feuilles de sauge dans un peu d’eau pour l’alimentation. 

L’oiseau herbivore se nourrit d’herbe. Il a donc un bec qui lui permette d’arracher les végétaux. Bien souvent, les oiseaux herbiroves sont aussi des oiseaux qui vivent à proximité de l’eau et qui n’hésitent pas à plonger pour attraper leur nourriture au fond des étangs ou des rivières. C’est pour cette raison que comme pour le pélican, j’ai utilisé aussi une passoire et des feuilles. Néanmoins j’ai quand même expliqué à Zélie que tout les herbivores ne mangeaient pas l’herbe qui était sous l’eau et que l’oie, en l’occurence, se contentait d’arracher l’herbe des prairies. 

Inutile de vous dire que cette activité a eu énormément de succès ! Non seulement les enfants ont pu manger des trucs (et même des bonbons, mais autant vous dire que c’est exceptionnel ahah) mais ils ont pu se mettre dans la peau (et dans les plumes) des oiseaux. Ils ont été très consciencieux et calmes ce qui relève de l’exploit surtout pour Malo et ont respecté les consignes. L’intérêt n’était pas juste de manger les bonbons, mais bel et bien de comprendre comment font les oiseaux pour se nourrir. Bon ok, pour Malo l’intérêt était de manger les bonbons en utilisant différentes techniques, lui, le régime alimentaire de l’oiseau il s’en fiche carrément. 

Age des enfants au moment de l’activité : Zélie : 4 ans et 2 mois , Malo 2 ans et 2 mois

 

2 Comments on “Activité autour des becs des oiseaux.

  1. Je trouve cette activité très originale et tellement intéressante ! Quelle meilleure façon de comprendre le fonctionnement des animaux qu’en expérimentant soi-même ? C’est top !

    Et merci pour toutes tes précisions : je viens d’apprendre plein de choses !

    1. je suis absolument convaincue de l’intérêt de l’expérimentation dans l’ancrage des connaissances. Ici on s’en est donnés à coeur joie

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