apprendre en s'amusant

Observer la moisson

Lorsque j’ai mis en place notre table de la ferme, j’avais une idée derrière la tête : pouvoir profiter que mes parents soient agriculteurs pour observer de très près la moisson. 

En effet, la thématique de la ferme est très vaste et j’ai choisi pour cette fois, d’orienter nos activités sur les céréales et les machines agricoles. 

Le 21 juillet, je reçois un message de mon petit frère « on commence » ! Quelle chance ! la moisson a lieu un samedi ! j’ai donc expliqué aux enfants que nous allions dans les champs de Papou, regarder la moissonneuse batteuse récolter le blé. 

Pendant que Papa préparait les enfants (enlever les sandalettes pour mettre des chaussures fermées, parce que le blé, ça piiiiique), moi j’ai préparé mon matériel : un sac à dos, un sac cabas, une paire de ciseaux et mon téléphone pour les photos bien entendu. 20 minutes après le message de mon frère, on était sur place à quelques mètres de l’énorme machine. Je vous laisse imaginer l’état d’excitation des enfants (et le mien). 

Le premier champ venait juste d’être terminé. Dans celui-ci : un tracteur avec sa grande remorque benne chargée du blé récolté il y a quelques minutes. En maman aventurière que je suis, j’ai escaladé la remorque afin de remplir mon sac à dos de grains de blé. j’avais mon idée derrière la tête ! 

Etant donné que la moissonneuse-batteuse était déjà assez loin dans le deuxième champ, nous avons eu le temps d’avancer et d’aller observer de plus près ce qu’il s’y passait. 

J’ai d’abord demandé à Zélie ce qu’elle voyait : « beaucoup de poussière » 

Et en effet, le temps très sec, nécessaire pour la moisson, déplaçait des nuages de poussière. 

Je lui ai ensuite demandé d’observer le champ en faisant fi de cette poussière. Zélie a vu qu’à certains endroits le blé était coupé : là où la moissonneuse-batteuse était passée. Et sur son passage,elle a laissé un tas de paille. 

On a ensuite observé une tige de blé. 

De quoi est-elle composée ? 

– de racines pour lui permettre de puiser dans le sol l’eau et les nutriment dont la plante a besoin pour grandir et se développer

– d’une tige, ce qui deviendra ensuite la paille 

– d’un épi, lui même composé d’un ensemble de grains de blé dans leurs enveloppes

J’ai ensuite expliqué à Zélie le rôle de la moissonneuse-batteuse. Dans les grandes lignes hein, je ne suis pas experte en machinisme agricole ^^

La machine a devant elle, une tête de coupe, qui comme son nom l’indique, va couper les tiges de blé à quelques centimètres au dessus du sol. A l’intérieur de la machine, il y a tout un procédé complexe de battage, c’est à dire de séparation du grain du reste de la plante. Les grains sont stockés dans la machine et la paille (la tige et les enveloppes) sont « recrachées » à l’arrière de la moissonneuse-batteuse.

Quand la machine est pleine de grains, alors elle va se positionner à côté de la remorque, déploie son bras, espèce de gros tuyau, et déverse dans la remorque, tout le grain qu’elle contient avant de continuer son chemin. 

Nous nous sommes ensuite intéressés au blé en lui-même. Si Zélie savait que la farine était issue des grains de blé, je ne suis pas certaine qu’elle sache à quoi ressemble le grain en lui-même. J’ai donc cueilli un épi, je l’ai frotté entre mes deux mains pour séparer les grains de leurs enveloppes et je lui ai montré. Bien entendu elle a voulu goûter, bien entendu elle a adoré ^^ 

J’ai proposé à Zélie et Malo de monter dans la moissonneuse-batteuse, mais devant le bruit infernal et la taille somme toute assez monstrueuse de l’engin, ils ont refusé catégoriquement ahah. On retentera l’an prochain ! 

Ils ont préféré l’observer travailler, mais à une distance respectable, faut pas déconner ^^ 

Papa et Malo ont ensuite repris la voiture pour aller jusqu’à la ferme de mes parents, Zélie et moi avons préféré faire le trajet à pied et à travers champs (500 mètres), c’est tellement plus agréable ! On en a profité pour observer les insectes, les plantes, la terre et le paysage. On avait très chaud, mais on était heureuses. 

Selon moi, l’apprentissage par la mise en pratique est bien plus important qu’au moyen de livres ou de cahiers. Ici, les enfants ont eu la chance de mettre leurs 5 sens au service de leurs connaissances : ils ont goûté le blé, ils ont senti l’odeur de la poussière si caractéristique de la moisson, ils ont entendu (c’est le moins que l’on puisse dire) le bruit de la moissonneuse-batteuse, ils ont touché la paille, les épis de blé, le blé, la terre et surtout, ils en ont pris plein les yeux ! 

On est reparti avec des grains et des épis de blé … mais ceci est une autre histoire 🙂 

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