éducation bienveillante

J’ai lu : à voix de velours de Solène BARTHES {avis + concours}

Aujourd’hui on parle littérature, mais plutôt à destination des parents.

Les ouvrages qui traitent de pédagogie, d’éducation bienveillante ou de développement personnel sont très nombreux dans ma bibliothèque. D’ailleurs en ce moment, j’ai tendance à moins lire de romans au profit de ce genre d’ouvrages. Bien souvent il s’agit de livres qui présentent un aspect de l’éducation bienveillante avec des exemples, des trucs et des astuces pour résoudre tel ou tel conflit.

L’ouvrage dont je vais vous parler aujourd’hui est différent dans sa conception : ce n’est pas vraiment un roman, ni un essai-ressources pour avoir des clés ou des pistes vers la pédagogie Montessori.

Non, en fait c’est tout cela ensemble. « A voix de velours » est ce qu’on appelle un roman coach. Et la maison d’éditions ESI Roman Coach en a fait sa spécialité puisqu’elle a déjà publié plusieurs ouvrages de ce type qui traitent de différents aspects du développement personnel.

D’ailleurs, la maison d’éditions résume parfaitement l’essence de ses livres :

se lit comme un roman, vous guide comme un coach.

J’ai découvert cette maison d’éditions que très récemment, grâce à « Voix de Velours » et à la fin de la lecture de celui-ci, c’est exactement ce que j’ai ressenti : il se lit comme un roman et donne des pistes pratico-pratiques comme un coach !

L’ouvrage est divisé en deux parties : le roman, puis la partie coaching qui s’appuie sur l’histoire et le cheminement de son héroïne.

Delphine se rêvait en instit et maman parfaite, mais c’est raté ! Elle se laisse déborder, crie sur ses enfants … Elle sent bien que ses réactions aggravent la situation, mais elle n’arrive pas à briser ce cercle vicieux. Et pourtant, peu à peu, la jeune femme va découvrir le chemin vers une autre façon d’être avec les enfants, les siens comme ses élèves.

Voilà le résumé pour la partie Roman.

Delphine donc a deux enfants de 2 et 14 ans. Elle est aussi professeur des écoles depuis quelques années et bien qu’elle adore son métier, elle manque cruellement de confiance en elle et ne peut pas s’empêcher de crier pour tenter de se faire obéir. Ajoutez à cela un compagnon un peu plus « laxiste » et qui travaille beaucoup, des soucis de famille et une collègue plutôt casse-pieds et on se retrouve avec un personne lambda, Delphine, ça pourrait être vous ou moi.

Delphine sent bien que son comportement n’est pas le bon, que ce soit face à sa petite fille ou bien face à ses élèves. Mais elle a de la chance, elle va croiser plusieurs personnes qui vont donner le départ de sa prise de conscience et son envie de changer radicalement.

La directrice de la crèche de sa fille tout d’abord : selon elle, il est nécessaire d’aller consulter un psychologue parce que Lola, la petite fille, a un comportement inapproprié. Si sur le coup son compagnon et elle se sont totalement braqués parce qu’ils se sentent jugés dans leur rôle de parent, au final Delphine prendra la décision d’aller voir cette fameuse thérapeute.

Sonia. Elle c’est la nouvelle enseignante de maternelle dans l’école de Delphine. Elle semble radieuse et si sûre d’elle. Delphine ne comprend pas l’enthousiasme débordant dont elle fait preuve à tout moment. C’est elle qui expliquera à notre héroïne comment elle utilise la pédagogie Montessori au quotidien dans sa classe.

La psychologue que Delphine (puis Greg son compagnon) rencontre pour sa fille Lola qui lui donnera les clés pour moins crier et ainsi instaurer dans la famille, un climat plus serein, idéal pour que chacun puisse se faire entendre et exprimer ses besoins. 

Nous sommes donc en présence d’une fiction, mais malgré tout, le lecteur s’attache facilement aux personnages parce qu’ils sont comme tout le monde, pas parfaits, avec leurs défauts et pris dans le tourbillon du quotidien. 

Ce roman permet de se déculpabiliser et de comprendre par quels moyens il est possible d’installer la pédagogie Montessori très facilement au sein de la famille. En effet, il est certain que Montessori est bénéfique pour tous les membres de la famille : les petits qui veulent faire « tout seul » (le credo de Malo : « tout seul maman « !!!), les ados qui ont besoin de confiance, et les parents qui apprécient le calme ambiant et de voir leurs enfants s’épanouir.

L’âge choisi par l’auteur pour les deux enfants de Delphine n’est pas anodin : à deux ans c’est le fameux « terrible two » l’âge auquel les petits sont en constante recherche d’autonomie, mais encore incapables de maîtriser leurs sentiments. A 14 ans, c’est l’adolescence. Le jeune a besoin que ses parents lui fassent confiance, qu’ils relâchent un peu la bride.

A l’issue du roman, alors que l’histoire de Delphine est encore toute fraîche dans notre esprit, on attaque donc la partie coaching avec beaucoup d’attente : si ça a marché pour cette maman-enseignante, il n’y a pas de raison pour que ça ne fonctionne pas chez nous ! 

J’ai beaucoup aimé la manière dont la partie coaching est construite, mais aussi et surtout le ton employé. Contrairement à une grande majorité d’ouvrages qui traitent d’éducation bienveillante, je n’ai pas retrouvé ce ton un peu moralisateur et sincèrement, ça fait du bien. 

Il faut dire que Solène Barthès, elle-même maman, a fait des études de pshychologie et qu’ensuite elle a été enseignante. Et dès l’introduction de la partie coaching elle nous met à l’aise : 

alors ne cherchons pas une perfection impossible à atteindre qui mettrait une pression aussi lourde qu’inefficace […] Prenons plutôt le temps de questionner nos habitudes, nos comportements, nos réactions …

La partie coaching est divisée en 4 parties : 

1. pourquoi crie-t-on ? 

2. être bienveillant-e avec soi pour être bienveillant-e avec ses enfants

3. comprendre l’enfant 

4. mettre un cadre sans crier. 

Au delà de tous les conseils dispensés par Solène Barthès au fil des pages et du ton bienveillant employé, j’ai aussi beaucoup aimé les petits exercice de rétrospection proposés. On se prend vite au jeu et c’est tout naturellement qu’on se remet en question sans se dire qu’on sera jugé en fonction de nos réponses, mais plutôt en sachant que par la suite, l’auteure nous proposera des pistes de réflexion et non pas des choses toutes faites. Il n’y a rien de plus frustrant que de lire des ouvrages où il est noté « j’ai fait comme si, et puis comme ça et ça a super bien marché : faites pareil » … Bien souvent, on se rend compte que ce qui a fonctionné chez les uns n’est pas forcément la réponse parfaite pour nous, parce que chaque enfant, chaque personne, chaque situation est différente. 

Bon vous le savez maintenant, j’ai déjà lu pas mal d’ouvrages qui traitent de l’éducation bienveillante ou des pédagogies alternatives et malgré les connaissances que j’ai pu accumuler par-ci et par-là j’apprécie toujours de lire un livre où tout est vulgarisé, non pas dans le mauvais sens du terme, mais plutôt afin de permettre aux lecteurs de comprendre l’essence des idées, des expériences et des valeurs qui forment les bases de l’éducation bienveillante et des pédagogies alternatives. Ainsi, dans « à voix de velours » la part belle est donnée aux scientifiques, pédagogues, et autres professionnels de la question, mais tout est bien expliqué, simplement mais avec des mots justes. 

Pour conclure : 

Cet ouvrage est pour moi une belle surprise, tout d’abord parce que les romans qui traitent de la pédagogie Montessori sont rarissimes, pour tout dire c’est certainement le premier que je lis (et si j’en ai lu d’autres, visiblement ils ne m’ont pas marqués ^^), mais aussi de par la construction de l’ouvrage : une partie roman et une partie coaching pour aller plus loin. 

Je dirai que ce livre est plutôt destiné à des « novices », des personnes qui commencent à s’intéresser aux pédagogies alternatives et à l’éducation bienveillante, il est écrit très clairement et est vraiment super accessible, que ce soit de par le style du roman que par les explications de la partie coaching. Cependant, je crois bien que ce livre entre directement parmi ce que j’appelle mes « livres doudous », vous savez, ces livres tout doux, qui nous mettent du baume au coeur ? Ceux qui, de par leur aspect si positif nous donnent envie de changer les choses qui ne vont pas trop, ceux qui dégoulinent de bienveillance … 

J’ai bien aimé que le narrateur, ou plutôt la narratrice soit Delphine l’héroïne. Cela permet vraiment de mettre le doigt sur son cheminement personnel. J’aurais cependant aimé avoir davantage les réflexions de Greg, son compagnon qui était totalement réfractaire à la thérapie pour sa petite fille, mais aussi de Sonia, la collègue de Delphine, celle qui va lui donner envie d’aménager sa classe et ses enseignements à la sauce Montessori. 

Quoi qu’il en soit, je vous le conseille fortement, que vous ayez envie de saupoudrer davantage d’éducation positive dans votre foyer, que vous soyez passionnée de pédagogies alternatives ou bien totalement novices, que vous cherchiez un nouveau concept de lecture ou bien que vous aimiez les histoires qui finissent bien ♥

Un grand MERCI à la maison d’Editions ESI Roman Coach pour leur confiance ♥


« A voix de velours » sort aujourd’hui en librairie et pour fêter cela, les Editions ESI Roman Coach se joignent à moi pour vous proposer de gagner un exemplaire de ce roman-coach. 

Vous trouverez toutes les modalités du concours sur ma page instagram 🙂 

Bonne chance !!! 

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