littérature jeunesse

Portrait chinois de littérature de jeunesse #4 : Maman Dans Les Nuages

Et voici un nouveau portrait chinois de littérature de jeunesse avec, cette fois, une maman passionnée par les livres. Marie Victoire a deux loulous : Petit Bonhomme a 4 ans et Ouistiti a deux ans et demi, mais elle a aussi un troisième bébé depuis quelques mois : son blog, tout beau tout neuf dans lequel elle partage des ouvrages de littérature de jeunesse qu’elle (ou ses enfants) a adoré, en proposant des descriptions très pointues, et un avis toujours juste. J’aime beaucoup lire ses chroniques et à chaque fois grâce (ou à cause) à elle, ma liste d’envie s’agrandit ahah.

Au delà de la toute jeune blogueuse, Marie-Victoire est une personne tellement gentille et adorable. J’apprécie nos échanges passionnés, qu’ils soient autour de la littérature ou bien de l’éducation ou de la parentalité. Je vous invite à vous rendre sur son blog : Maman Dans les Nuages.

Voici donc le portrait chinois de Maman Dans les Nuages :

Si j’étais un auteur de littérature de jeunesse :

Oh la la, je dois vraiment n’en choisir qu’un seul ? Dur, dur… Disons Barroux, mon coup de coeur du moment. Dans ces albums « Où est l’éléphant ? », « Où est l’étoile de mer ? » ou encore « Combien d’arbres ? », il met la question de la protection de l’environnement à la hauteur des plus jeunes avec humour et de manière ludique. Un sujet auquel il est à mon avis essentiel de sensibiliser nos petits et je trouve que Barroux a trouvé le bon moyen de le faire. 

Si j’étais un livre

Je serais un livre pop-up. Je trouve fascinant comment quelques morceaux de papier  et une bonne dose de talent peuvent créer un univers magique. Mon dernier coup de cœur : « Océano » d’Anouck Boisrobert et Louis Rigaud qui nous emmène voir ce qui se cache sous l’eau.

Ou alors un livre doudou, un livre pansement. « Mon amour » d’Astrid Desbordes et Pauline Martin fait partie de ces livres qui font du bien, nous rapprochent, qui nous aident à dire toutes ces choses si importantes, mais parfois difficiles à dire…

Si j’étais un personnage :

Je serais une petite fille intrépide qui passe de longues heures dehors à grimper aux arbres et à jouer dans la boue. Je serais un petit garçon rêveur et sensible qui aime les princesses et les voitures et vit mille aventures le nez plongé dans les livres. Pour dire aux enfants que, garçon ou fille, ils peuvent être qui ils veulent être.

Si j’étais un signe de ponctuation :

Je serais un point d’exclamation. J’aime varier les intonations quand je lis un livre à mes petits mecs, faire vivre l’histoire. Et j’ai tendance à ajouter des points d’exclamation un peu partout. Ou alors trois points de suspension. Pour laisser l’histoire ouverte…

Si j’étais un conte :

Nous ne lisons pas encore beaucoup de contes et je me rends compte qu’à part les plus classiques, finalement, je n’en connais pas tant que ça.

Si j’étais un conte, je serais un conte moderne dans lequel une courageuse aventurière partirait à la recherche d’un jeune prince parti dans la forêt. Jeune prince qu’elle retrouverait confortablement installé en train de mener sa petite vie dans la nature au milieu des animaux.

Si j’étais un illustrateur :

Je serais Barroux avec ses héros à la tête toute ronde, ses animaux rigolos et ses dessins remplis de couleurs. Barroux qui nous fait voir le monde à travers les yeux d’un enfant.

Je serais Isabelle Simler avec ses magnifiques dessins remplis de poésie. Ses illustrations si réalistes qui nous emmènent dans de fantastiques voyages et nous font redécouvrir la nature sous un autre jour.

Si j’étais une citation tirée d’un livre pour la jeunesse :

« Celui que je préfère c’est mon papa

qui rend ma vie si jolie chaque jour

Une vie avec des feux d’artifice,

des toboggans d’amour

et des baignoires de tendresse. »

Parce que cette citation, extraite du très bel album « Toi, mon papa à l’infini » de Calouan et Jérémy Parigi, dit parfaitement ce qu’en tant que parents, nous espérons offrir à nos enfants.

Si j’étais un sujet mal ou pas abordé :

Je n’ai pour le moment pas été confrontée au problème. Chaque fois que je cherche un livre sur un thème qui passionne mes garçons ou que je souhaite aborder avec eux, je me rends compte à quel point la littérature jeunesse est riche.

Mais parce que c’est un sujet qui nous concerne tout particulièrement, je dirais l’hypersensibilité. Pas des documentaires pour mieux connaître les émotions, mais des albums dont les jeunes héros hypersensibles nous aideraient à relativiser un peu notre quotidien.

Si j’étais une thématique passionnante :

La nuit. Le dernier rendez-vous « Et dans leur bibliothèque il y a… » m’a donné l’occasion de me replonger dans ce thème. L’heure du coucher, le sommeil, les rêves, la peur du noir, ce qu’il se passe quand nous dormons, la nature dans la nuit… Il existe de nombreux livres autour de cette thématique : des albums rigolos pour dédramatiser les difficultés du soir, des albums poétiques pour se promener dans le noir, et beaucoup de magnifiques illustrations pour allumer des étoiles dans les yeux  et accompagner de jolis rêves. La nuit, loin d’être aussi calme qu’on le croit, est une riche thématique de la littérature jeunesse qui inspire de nombreux auteurs et illustrateurs. 


Et le petit mot de la fin par Marie-Victoire :

Merci  beaucoup à toi, Elodie, de m’avoir invitée à faire ce portrait ! Un exercice avec lequel je ne suis pas familière, mais auquel j’ai finalement pris beaucoup de plaisir.

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