littérature jeunesse

L’imagerie pour la grande école {Chut les enfants lisent #109}

Lorsque les Editions Fleurus m’ont proposé de découvrir quelques titres parmi les nouveautés de la rentrée, j’ai immédiatement été attirée par l’imagerie pour la grande école parce que Zélie et Malo sont tous les deux friands de cette collection.

J’ai pensé que l’ouvrage allait traiter du quotidien à l’école, de ce qu’on y fait, même de l’école dans le monde, aussi j’ai été très surprise d’en découvrir le contenu, totalement différent de mes représentations, totalement différent des autres imageries.

Surprise certes, mais agréablement surprise en fait, car ici il n’est pas question de découvrir l’école, son organisation et ses acteurs, mais l’ouvrage est construit comme un cahier d’activités, avec plein de petits exercices très ludiques et très intéressants qui ont tout de suite plu à Zélie et Malo.

J’ai trouvé le principe plutôt original pour une Imagerie étant donné que Fleurus nous a habitué à des ouvrages documentaires complets et accessibles même aux plus jeunes. Certaines consignes des exercices proposés dans le livre incitent l’enfant à écrire dans l’ouvrage ce que je refuse bien entendu, mais malgré cela, toutes les petites activités sont aisément réalisables même sans crayonner les pages.

L’imagerie est divisée en 6 grandes parties : 5 parties « traditionnelles » et une dernière qui est interactive grâce à une application à télécharger sur votre smartphone ou votre tablette, mais j’y reviendrai plus en détails à la fin de cet article.

Revenons-en aux 5 premières parties :
– apprendre à bien observer
– apprendre à se repérer
– apprendre à compter
– apprendre à bien parler
– se préparer à lire et à écrire

D’emblée, lorsque j’ai regardé les titres des parties, j’ai aimé y retrouver les grandes lignes des domaines d’apprentissages à acquérir à la fin du cycle 1, c’est à dire à la fin de la maternelle, avec des mots moins « scientifiques » et plus accessibles.

En effet, dans les programmes officiels de l’Education Nationale, on parle de : 

– Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions, ça correspond à « apprendre à bien parler », mais aussi à « se préparer à lire et à écrire ».

– construire les premiers outils pour structurer sa pensée, c’est « apprendre à bien compter »

– explorer le monde pour « apprendre à bien observer » et « apprendre à se repérer »

On parle aussi de « agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités physiques » et « agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques », mais ces deux items ne sont pas repris dans l’imagerie.

Je trouve cela peut être rassurant pour les parents de savoir que Fleurus a pris le temps de se renseigner sur les programmes scolaires afin de construire cette imagerie. 

Et si maintenant on allait la voir de plus près cette imagerie ? 

Comme à chaque fois pour les ouvrages de cette collection, je suis heureuse de voir que le vocabulaire utilisé pour décrire les choses, pour expliquer les notions est très simple mais néanmoins véritablement accessible, même pour Malo qui n’a que 2 ans et demi pourtant. Tout est clair, net et précis, et surtout, il n’y a pas de redondance dans les activités qui pourraient ennuyer les enfants. Bien au contraire, j’ai apprécié découvrir des exercices qui changent un peu de ce que Zélie (et Malo dans une moindre mesure) a l’habitude de faire dans ses cahiers d’activités. 

1. apprendre à bien observer. 

Dans ce chapitre on s’intéresse aux notions de couleurs (c’est parfait pour notre table thématique actuelle !), aux formes, aux solides géométriques, aux comparaisons (la taille, la longueur, la masse…), au tri en tous genres, aux contraires … 

J’ai été tout particulièrement attirée par un exercice en particulier qui propose de retrouver des formes classiques dans un tableau de Vassily Kandinsky, c’est vraiment appréciable de permettre à l’enfant de faire des analogies entre des choses qui semblent abstraites et les rapprocher de détails concrets. Je suis particulièrement sensible à l’art et j’apprécie de pouvoir en parler régulièrement aux enfants, alors cette page est parfaite pour cela. 

Du côté des enfants maintenant, Zélie s’est beaucoup amusée au jeu des intrus, j’avais remarqué que lorsqu’il y a des exercices de ce type dans ses cahiers, elle prenait toujours beaucoup de plaisir à le faire. Quant à Malo ce sont les pages des couleurs qui ont eu le plus de succès auprès de lui. 

2. apprendre à se repérer. 

J’ai bien aimé ce chapitre, nous l’avons lu longuement et nous en avons beaucoup discutés notamment au moment de l’installation de notre poutre du temps. En effet ces pages insistent sur le découpage de la journée, de la semaine, de l’année, des saisons, ou bien encore du temps qui passe … C’est l’occasion aussi de se repérer dans l’espace avec des petits mots qui permettent de décrire des choses ou des situations : devant, derrière, en haut, à droite, à l’intérieur … 

Comme pour les autres chapitres, l’enfant n’a pas l’impression de travailler lorsqu’il répond aux questions posées par le livre étant donné que tout est fait sous forme de jeu, de petits détails nécessaires pour capter l’attention des enfants. 

Zélie a bien aimé les images séquentielles à remettre dans le bon ordre. Et Malo, lui son truc c’est le tri, alors dès qu’un exercice en propose, il est le premier à l’attaquer ! 

3. apprendre à compter. 

Mis à part sur le dernier exercice du chapitre à aucun moment on ne parle d’addition et du symbole + et j’ai trouvé cela très juste. Tous les petits jeux présentés sur les pages peuvent être refaits facilement à la maison avec ce que l’on possède autour de nous et c’est intéressant parce qu’il est reconnu que l’enfant apprend mieux et plus durablement en ayant l’occasion de manipuler. 

Ma puce s’est beaucoup intéressée à la course des chevaux, une activité qui introduit les dadas que nous connaissons tous. Je lui ai proposé de le refaire en vrai (enfin pas avec de vrais chevaux hein, mais avec nos jeux en bois) et ça lui a beaucoup plu !

Je ne vous dis pas l’état de Malo lorsqu’il a découvert, pour son plus grand bonheur, qu’un exercice proposait de manipuler un téléphone portable, et je dois dire que j’ai trouvé l’activité juste géniale, tellement géniale qu’on s’est amusés à la faire pour de vrai, j’écrivais un numéro de téléphone (de quelqu’un qu’on connaît hein, pas d’un inconnu ^^ ça c’était ce que je faisais quand j’étais môme ahah) sur une feuille de papier et à tour de rôle, les enfants composaient le numéro ! Quelle joie d’entendre à l’autre bout du fil des personnes que l’on connaît !  

4. apprendre à bien parler. 

Ahlala parler … ici c’est un sujet assez compliqué. Non pas que Zélie ne sache pas bien parler, mais elle est tellement timide qu’elle n’ose pas prendre la parole, elle ne veut pas dire bonjour, et ce que les gens prennent pour de l’impolitesse est en vérité un manque de confiance en elle … On y travaille au quotidien, on lui explique que l’expression orale est importante pour se faire comprendre, pour nouer des relations avec les autres … 

Ce chapitre nous aide beaucoup dans nos explications. Il commence par un petit cours « scientifique » puisqu’il y est expliqué d’où vient la voix et comment on peut la moduler. Puis on s’intéresse à différentes formes de discours : la questions, ce qu’ils appellent les mots justes (et pas truc, machin ou ça), la politesse, les codes dans certaines discussions … 

Dans ce chapitre il y a moins d’exercices comme pour les précédents, mais plutôt des idées de mises en situation et surtout des conseils à la pelle. 

5. se préparer à lire et à écrire. 

Voilà donc LE chapitre qui a le plus passionné Zélie, sans grande surprise. 

Elle a éclaté de rire lorsqu’on a fait les exercices de virelangue, elle était super méga fière de montrer qu’elle était carrément capable de compter les syllabes des mots en tapant dans ses mains, elle a été surprise de découvrir le principe de la rime …

 Je suis vraiment surprise et charmée par les activités proposées, leur singularité et surtout l’intérêt que Zélie leur porte (oui, à ce stade, on a carrément perdu Malo^^). tout est fait pour que ce soit rigolo et captivant pour les petits, les exemples proposés sont originaux et percutants, bref j’y ai glané quelques idées pour nos prochaines activités de lecture 🙂 

6. les pages interactives. 

Comme je vous le disais au début, le dernier chapitre est consacré aux pages interactives. C’est la nouveauté des Imageries des Editions Fleurus, tous les nouveaux ouvrages ou les rééditions comprennent maintenant ces pages, il s’agit de jeux mais pour aller plus loin, il est possible de télécharger une application gratuite sur son smartphone ou sa tablette. Moi je ne suis pas partisane de mettre des écrans entre les mains de mes enfants, ou bien dans des cas très particuliers (comme appeler Papy et Mamie en visio) et toujours sous notre regard, mais pour les personnes qui apprécient utiliser ces supports, je trouve que c’est vraiment bien fichu. Je me suis amusée à la tester et j’ai trouvé que c’était vraiment bien pensé. 


Voilà donc une belle découverte que cette imagerie, passée la surprise à l’ouverture, nous nous sommes régalés de sa lecture et des petits jeux proposés. Si votre enfant apprécie les cahiers d’activités ou si vous recherchez des ouvrages qui sortent de l’ordinaire, je ne peux que vous conseiller celui-ci. 

L’imagerie pour la grande école – Editions Fleurus
A partir de 3 ans
11,95€

Ceci est ma cent-neuvième participation au rendez-vous de Devine qui vient Bloguer : Chut, les enfants lisent. 

Merci aux éditions Fleurus pour leur confiance ♥

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