Ma vie de Maman

J’ai lu : le courage de partir de Barbara KAUFMAN {présentation + concours}

Connaissez-vous les romans coach ? Il s’agit d’un concept d’ouvrages de développement personnel tout à fait intéressant. Ces livres sont édités par la maison d’Editions ESI Roman Coach et « le courage de partir » est le deuxième que j’ai la chance de découvrir

Chaque roman-coach est construit de la même manière : une partie roman et une partie coaching sur un sujet tout particulièrement. Je trouve que le fait de commencer par une histoire, permet au lecteur de s’identifier aux personnages et ainsi mieux appréhender la partie « coaching » qui suit le roman. Les personnages choisis ne sont pas caricaturaux ce qui permet d’introduire facilement les questions plus « psychologiques » du sujet abordé.

Les sujets justement. Je crois qu’on peut tous se sentir plus ou moins concernés par ces romans-coach puisque les auteurs s’appuient sur des situations réelles, des choses qu’on peut rencontrer au quotidien dans nos vies. Ils sont tous écrits par des professionnels de la question afin d’apporter du poids et d’étayer chacun des conseils qui seront donnés dans la partie coaching.

Il y a quelques mois, je vous avais présenté « A voix de velours « (vous pouvez retrouver mon article ici)

Aujourd’hui, je suis heureuse de mettre à l’honneur le petit dernier « Le courage de partir ».

La thématique de ce livre dénote un peu de la ligne habituelle de mon blog. Il ne sera pas question d’éducation ou d’enfance. En revanche, je me lance sur un terrain un peu glissant pour moi, je vais me confier à vous, vous parler d’une expérience tout à fait personnelle, intime, chose dont je n’ai pas vraiment l’habitude, mais ce dont je suis certaine c’est de recueillir de votre part, davantage de soutien que de jugement ♥

Après huit ans de vie commune et deux enfants, Jeanne aime son mari comme au premier jour. Ou peut-être aime-t-elle l’image qu’elle se fait de lui. Car la sensation d’enfermement et les crises d’angoisse chroniques se font de plus en plus envahissantes. Et Jeanne se retrouve confrontée à une question déchirante : se pourrait-il qu’Antonio, son compagnon qui n’a rien perdu de son charme et à qui tout réussit, soit la source de ce mal-être ? Lorsque les termes « manipulateur » et « pervers narcissique » s’immiscent dans la vie de Jeanne, son existence se transforme en un immense point d’interrogation. Quelle est la frontière entre amour et emprise ? Jeanne va devoir trouver la force de se libérer, de se relever pour, enfin, se reconstruire.

Jeanne, jeune femme qui aime son boulot se rend compte petit à petit que quelque chose ne va pas. Elle est constamment fatiguée, paniquée quand son mari l’appelle… Les disputes dans le couple sont de plus en plus récurrentes aussi et quand les amis, l’entourage s’inquiètent pour elle et pour ses enfants dont le comportement est devenu inapproprié, Jeanne se dit que le problème ce n’est peut-être pas elle mais son mari, Antonio au caractère bien trempé.

Au début, Jeanne refuse de croire que c’est de la faute d’Antonio, c’est elle qui est maladroite, sans culture, tête en l’air. C’est sûr que la personnalité effacée de sa fille est le reflet de la sienne.

Car Antonio, son mari, la persuade qu’elle est la seule responsable de la dérive de son couple et du comportement de ses enfants, lorsqu’elle l’appelle pour dire qu’elle rentrera un peu plus tard de son travail, lorsqu’elle profite de passer un peu de temps avec ses enfants et que le dîner n’est pas prêt, lorsqu’elle brise son verre chez ses amis…

Ce qui accentue le fait que Jeanne se dénigre spontanément c’est qu’Antonio la couvre de cadeaux dès qu’il dépasse les bornes. Si au début de l’histoire on peut penser que Jeanne est complètement débordée dans sa vie, petit à petit, en étant le spectateur des accès de colères et des remarques acerbes (sur le ton de l’humour pour paraître irrésistible en société) de son mari, on ne peut que prendre Jeanne en pitié, elle qui fait son possible pour être parfaite pour son mari.

Mais ce qui va l’aider à prendre conscience que la situation qu’elle vit n’est pas normale, c’est l’aide de quelques personnes, celles qu’Antonio n’aura pas réussi à éloigner d’elle : sa meilleure amie tout d’abord, l’un des auteurs qu’elle suit à son travail aussi, et enfin une de ses copines qu’elle retrouve après plusieurs années et qui travaille dans la psychologie.

C’est grâce à leurs alertes et au psychologue qu’elle décide de rencontrer, que Jeanne va enfin trouver le courage de partir et d’échapper à la manipulation qu’exerce sur elle son mari depuis 8 ans.

Comme je vous le disais un peu plus haut, ce qui fait la spécificité et l’originalité de cet ouvrage, c’est la double casquette : la partie roman qui introduit la notion (ici les pervers narcissiques) et puis, la partie coaching dans laquelle l’autrice, qui est aussi psychologue, donne des conseils et propose des exercices afin d’apprendre à mieux se connaître ou de connaître les autres, et dans le cas de cet ouvrage plus spécifiquement, afin de se sortir de l’engrenage de la manipulation.

La partie coaching se divise en cinq chapitres :

– repérer les manipulateurs et leurs victimes potentielles : il n’est pas question de donner une définition type parce qu’il y a un grand nombre de profils différents, mais plutôt de détailler des situations, des postures, des traits de caractère… susceptibles de se retrouver, parfois tous en même temps, chez les personnes manipulatrices, mais également les traits de caractères des personnes qui risquent de devenir les victimes de ces manipulateurs. Barbara Kaufman a inséré dans ce chapitre un tableau tout à fait passionnant qui permet de mettre en parallèle un trait de caractère, comment il se traduit chez la victime et comment il est utilisé par l manipulateur.

– prendre conscience de la situation et de la toxicité du couple : ce chapitre permet de mettre en évidence toutes les alertes que le corps envoie lorsqu’il est en situation de mal-être. souvent cela se traduit par des réactions somatiques. L’autrice explique alors qu’il est nécessaire de prendre en compte ces signaux de détresse et d’en trouver la cause afin de les soigner. Afin de prendre conscience de l’esprit manipulateur du conjoint, elle propose toute une liste d’affirmations à cocher si elles représentent la situation dans laquelle se trouve le lecteur.

– admettre, en parler, chercher de l’aide : bien souvent, le manipulateur aura tenté de faire le vide autour de sa victime, mais pour autant, cette dernière trouvera toujours autour d’elle des personnes à qui parler, à qui se confier. Sortir d’une relation manipulatrice se fait rarement de manière solitaire, tout simplement parce que la victime n’a pas le regard neutre. Se faire aider par les proches (famille ou amis) ou des professionnels est très important. Mais avant de se lancer dans ce travail somme toute assez difficile, il est tout d’abord nécessaire que la victime fasse sauter ses propres barrières afin que son entourage puisse l’aider. Barbara Kaufman explique qu’il faut faire attention à qui l’on se confie, il y a bien entendu des personnes à éviter selon leur parti-pris par exemple. Faire appel à un professionnel est également très important dans le processus d’aide et l’autrice détaille toutes les solutions qui s’offrent à la victime.

– contrer la peur et trouver la force de partir : afin d’être capable de partir, il est tout d’abord essentiel que la victime déconstruise l’image qu’elle avait de son manipulateur. Encore une fois, l’autrice utilise le principe des petites phrases à cocher lorsque la personne se retrouve en elles. Une fois que cette étape est passée, le plus dur reste à venir : envisager l’avenir sans le manipulateur. L’avenir, l’incertitude fait peur, mais en dressant une liste des choses qui empêchent ce changement et de celles qui, au contraire, seront bénéfiques avec le changement, aide à clarifier la situation. L’autrice apporte des conseils pratico-pratiques, dans le cas d’une séparation amoureuse, notamment en ce qui concerne les enfants

– se reconstruire, un long parcours à entamer avant, à poursuivre après : ici l’intérêt est de prendre soin de soi, avant de penser au manipulateur et à ce qu’il pourrait entreprendre pour se « venger » ou pour renforcer l’emprise.

– partir et ne jamais revenir : dans se chapitre sont évoqués la séparation, les enfants et le processus du deuil, deuil de la relation qui vient de se terminer. Mais il se termine surtout sur un point résolument optimiste : l’avenir radieux qui s’annonce pour la personne qui a eu le courage de quitter son manipulateur ♥

Je me suis plongée un soir dans la partie roman et lorsque j’ai levé les yeux, 3 heures étaient passées et je l’avais terminée. L’histoire est très bien écrite et se lit relativement facilement. Et tant mieux d’ailleurs. Le sujet étant relativement complexe, une écriture fluide permet de s’identifier davantage au personnage. J’ai aimé aussi le fait que les comportements des personnages ne soient pas poussés à outrance. Ce sont des personnes classiques, qui ont leurs qualités et leurs défauts. Même Antonio le mari. Des personnes qu’on pourrait rencontrer dans notre vie.

Et puis le sujet de la manipulation fait écho à ce que moi j’ai pu vivre et c’est rassurant de savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas. C’est glaçant aussi de savoir que dans certaines situations, c’est même bien pire. Mon histoire à moi, est quand même bien plus soft que celle de Jeanne, mais pour autant, je me suis retrouvée dans les mots de Barbara Kaufman et ça fait du bien

Car oui, la question de la manipulation, de la relation toxique, je l’ai vécue pendant de loooongues années. A la différence de Jeanne, l’héroïne de l’histoire, elle ne concerne pas mon couple (tout va très bien de ce côté là, merci ^^) mais une relation amicale, ou ce que je pensais être une amitié.

Mon témoignage aurait pu ne jamais voir le jour, parce qu’écrire ce que je ressens au plus profond de moi, exposer à la vue de tous des sentiments aussi intimes est un exercice très difficile. En décidant de publier mes mots sur le blog, je m’expose aux critiques, aux attaques ou aux reproches. Cela risque d’arriver, mais je préfère me dire que je m’expose également à la bienveillance et au soutien.

Cependant, cet article n’a pas pour objectif de faire le procès d’une personne sur la place publique, mais plutôt de parler de moi, de ce que moi j’ai vécu et ressenti. Je n’ai pas envie que ce soit perçu comme une manière immature de régler mes comptes avec quelqu’un, mais plutôt de faire en sorte de faire connaître le problème des amitiés toxiques, de partager mon témoignage afin que si des personnes sont dans le même cas que moi, elles puissent trouver un peu de réconfort, des pistes (celles qui ont fonctionné dans mon cas) et surtout un espoir de se dire qu’on peut changer les choses.

Vous le savez, je suis partisane d’une vie simple et sans souci. En général, je préfère passer outre ce qui me pose problème. Et pourtant, il m’a fallu 20 ans pour me rendre compte qu’une de mes plus anciennes amies était en train de me faire beaucoup de mal.

Il a fallu 20 ans, l’intervention de nombreuses personnes pour que j’arrive à mettre des mots sur mes maux :  Je me suis enfermée dans une amitié toxique.

Le problème dans l’amitié toxique c’est qu’on se dit que si ça ne fonctionne pas, c’est de notre faute. L’autre personne arrive à nous persuader que le souci vient de nous et pas d’elle.

Une amitié normale, saine doit reposer sur des piliers immuables : la confiance, le respect, l’égalité.

Si l’un d’entre eux est ébranlé, soit vous colmatez à l’arrache et ça risque de s’écrouler au bout d’un moment, soit vous décidez, ensemble, de faire une réparation durable, mais qui implique du temps, de la patience et de l’humilité.

Dans mon cas, petit à petit, tous les piliers se sont détériorés. J’ai essayé de réparer, mais toute seule, avec toute la bonne volonté du monde, c’est inutile.

Mon histoire à moi est différente de celle de Jeanne, car la manipulation vient de son mari, moi elle venait de mon amie. Cependant, les signes sont identiques, même s’ils ne sont pas tous présents.

Pourtant comme pour Jeanne, tout avait plutôt bien commencé. C’était au collège, en sixième exactement. Le hasard l’avait placé à côté de moi dans la classe. Beaucoup d’amitiés ont commencé ainsi. Elle était si douce, si gentille, sa grande timidité contrastait avec mon côté exalté, mais je m’en fichais, je m’entendais bien avec elle, alors le reste m’importait peu.

Mais petit à petit, cette relation a changé, mais je ne m’en suis pas aperçue : des reproches formulés du bout des lèvres, le dénigrement de mon entourage, des moments où elle était excessivement présente et brutalement elle s’éloignait. J’ai une personnalité très extravertie et je ne suis pas connue pour avoir ma langue dans ma poche, ni être très diplomate. Dans mon esprit, le problème venait de moi, je n’étais pas une bonne copine.

J’étais aveuglée par cette amitié qui me faisait du mal autant que j’en avais besoin. C’était comme une drogue : mauvaise pour ma santé, mais j’y retournais, c’était plus fort que moi.

Un jour, lors d’un footing avec l’une de mes meilleures amies, je lui ai déballé tout ce que j’avais sur le cœur à propos de cette personne. C’était dur pour moi, dire ce qui me pesait, mes sentiments un peu bruts. J’étais à fleur de peau, je sentais bien que j’étais à bout sans pour autant être capable de pointer du doigt cette relation. J’étais constamment tracassée, je perdais ma confiance en moi. Et il y avait cette colère qui ne me quittait pas et qui dégradait mon caractère. J’étais impatiente avec mes enfants, avec mon mari, de mauvaise humeur et extrêmement négative. Je perdais goût à beaucoup de choses et je dormais mal.

Mon amie a mis direct le doigt sur ce qui posait problème : cette fameuse amitié. Je lui ai pourtant expliqué que le souci ne pouvait pas venir de là, que cette personne avait certainement raison et que tout ce qu’elle me reprochait venait de moi. Comme Jeanne, je trouvais des excuses à cette amie, comme elle en trouvait pour Antonio.

Elle m’a alors demandée : « mais comment ça se passe avec tes autres amis ? Te reprochent-ils la même chose ? »Non. Bien sûr que non. On ne m’a jamais dit que je n’étais pas assez disponible, on ne m’a jamais dit que j’étais toujours dans le jugement, on ne m’a jamais dit que je ne m’intéressais pas aux problèmes des autres.Au contraire. Pourquoi tout roule avec les autres, mais pas avec cette personne ? Qu’est ce que je fais de mal pour que ça foire ?

Ce qui me dérangeait le plus c’est qu’elle avait tendance à me copier. Tout le temps. Si au début je n’y prêtais pas attention, ça a commencé petit à petit à me peser. On m’a fait remarquer qu’il s’agissait là d’un manque de confiance en elle. Alors si elle n’avait pas confiance en elle, je ne pouvais pas lui faire la remarque, je ne voulais pas davantage la blesser.

Un jour, ça a été plus dur que les autres. J’ai pris conscience que tout ce qui la concernait m’horripilait : une photo, un message sur les réseaux sociaux, un objet … Je ne supportais plus la situation. Alors j’ai pris la décision d’arrêter tout contact. Elle m’a demandé pourquoi ce silence, mais ma colère m’empêchait de lui répondre. J’ai attendu que ça se passe et j’ai tout déballé, dans un mail long comme un roman. J’y ai couché mes ressentiments, ma colère. Tout était décousu, tout était brut, un peu agressif, mais je n’avais même pas envie de mettre les formes. Après tout, c’était pour moi un exutoire, je lui disais pourquoi je décidais de mettre un terme à cette relation et ensuite j’étais débarrassée.

J’ai eu une réponse quasiment immédiatement. Elle avait elle aussi des choses à me reprocher, elle ne comprenait pas toutes ces attaques, mais qu’il fallait mettre ça de côté et repartir sur de bonnes bases. Avec le recul, je m’aperçois qu’en aucun cas elle ne s’était excusée. Mais sur le coup je ne l’ai pas vu.

Je crois que je suis aussi naïve. Au début c’était vraiment chouette, elle a réussi à me convaincre qu’elle avait changé. Mes proches m’ont dit que je faisais une erreur, qu’une personne ne pouvait pas changer ainsi. J’ai refusé d’entendre tout ça, j’ai voulu croire que c’était possible.

Et j’ai déchanté. Au final j’ai remarqué avec une grande amertume quelques mois plus tard qu’il n’en était rien, que les belles promesses de changement étaient partis en fumée. Pire, que j’avais en face de moi une personne incapable de se remettre en question et qui, au lieu d’affronter une nouvelle fois la situation, a préféré tout retourner contre moi.

J’ai eu mal, très mal. Et cette colère sourde qui grondait en moi.

Je crois que j’ai été très dure, méchante, mais je n’ai laissé aucune échappatoire : j’ai mis un terme à tout cela. Je n’ai pas su poser mes mots, j’ai envoyé un message très brutal mais c’était nécessaire. J’ai du choisir entre cette « amitié » et ma santé et j’ai fait mon choix.

Après coup, je comprends qu’il ne pouvait pas en être autrement car j’ai eu à faire à une manipulatrice.

Ce qui est assez terrifiant lorsqu’une personne dont c’est le boulot lance les redoutables mots « manipulateur » ou « relation toxique », c’est l’espèce de vide qui suit cette annonce. On se dit que ce n’est pas possible, que ça ne peut pas nous arriver à nous, qu’il doit y avoir une erreur…

J’ai fait comme Jeanne, je suis allée sur Internet et j’ai lu des dizaines de témoignages. Au début dès lors que je voyais un trait de caractère que cette « amie » ne possédait pas, que je lisais quelque chose bien pire que ce que moi j’ai vécu, je me disais « mais non, ce n’est pas ce que moi je vis, donc elle ne peut pas être toxique ». Mais petit à petit, le cheminement se fait et je me suis dit que finalement, il doit y avoir autant de profils de manipulateurs qu’il y a de gens sur la terre.

Barbara Kaufman explique de manière très juste que nous sommes tous manipulateurs à un degré plus ou moins fort. L’amour est aussi une affaire de manipulation. Mais dès lors qu’elle dépasse un certain seuil où elle porte atteinte à l’un des protagonistes, là elle pose problème.

Après réflexion et après en avoir beaucoup parlé aussi, je crois que dans mon cas, il n’était pas question pour cette « amie » de vouloir me faire du mal, en tous cas, elle m’a fait souffrir sans qu’elle ne s’en rende compte.

Comment reconnaître si une relation est toxique ? Dans la partie coaching du livre, Barbara Kaufman détaille précisément des éléments qui peuvent nous mettre la puce à l’oreille, mais voici, dans mon cas, ce que j’ai pu constater, souvent après coup.

– lorsqu’on subit une relation toxique, notre corps envoie des signaux physiques : nervosité, problèmes de sommeil, fatigue, sensation d’être vidé …

– la perte de la confiance en soi est aussi un facteur de relation toxique

– la culpabilité : à partir du moment où dans une amitié on en arrive à douter de soi, à se sentir coupable de choses imaginaires, il y a de grandes chances qu’on soit face à une personne toxique.

– une prise de pouvoir : la personne toxique va chercher à avoir une emprise sur vous. Dans certains cas, elle va utiliser la force ou la peur, dans d’autres cas ce sera plus subtil, en utilisant les sentiments.

– couper les ponts avec les proches (amis et famille)

– la personnalité irrésistible. En règle générale, le manipulateur sait bien se faire apprécier par les autres. Il brille en société, il a une culture générale assez impressionnante et l’utilise pour rabaisser sa « victime ». Dans mon cas ce n’était pas tellement cela, il faut dire que mon entourage ne l’appréciait pas beaucoup. Cependant, je retrouve ce comportement dans sa manière de se mettre en scène sur les réseaux sociaux étant donné que sur les réseaux sociaux, on ne montre que ce que l’on veut et il est très facile de mentir, d’enjoliver …

Aujourd’hui, après être passée par la tristesse, la déception et la colère, ce que je retiens de cette décision difficile de couper les ponts c’est la liberté infinie qui s’est offerte à moi. Je ne saurais pas vous décrire l’état de bien-être qui s’est emparé de moi une fois que j’ai compris que tout était bel et bien terminé.

Petit à petit, j’ai appris que l’amitié ce n’était pas ce que je vivais avec elle, qu’en fait l’amitié c’est la sérénité, la joie, les plaisirs des choses simples, l’échange, la confiance, le respect mutuel pour ce que nous sommes … Alors avant de conclure, j’aimerais profiter de cet article pour remercier les personnes qui m’ont été d’une grande aide dans cette épreuve : toi qui a accueilli ma tristesse lors de notre footing, toi qui es là au quotidien et qui me montre que l’amitié est si simple et si riche en même temps, toi qui, même si nous ne nous sommes jamais rencontrées pour de vrai, a su m’écouter et me conseiller, et qui le fait toujours maintenant que tout va bien : toi, mon amoureux qui m’a toujours soutenue et aider à y voir plus clair.

Car pour sortir d’une relation toxique, qu’elle soit « amicale » ou « amoureuse », il est nécessaire de bien s’entourer, des personnes de confiance qui ne vous jugeront pas mais qui seront des piliers à toute épreuve quand vous aurez besoin de vous appuyer dessus. C’est, je crois, la clé pour avoir « le courage de partir ».

je remercie vivement ESI Roman Coach pour la confiance, grâce à votre livre, j’ai pu répondre à pas mal de mes questions, et surtout, trouver du réconfort et des conseils dans les mots très justes de Barbara Kaufman ♥

***** CONCOURS ***** 

ESI Roman Coach a gentiment accepté que je vous fasse gagner un exemplaire de ce roman coach, pour cela, je vous invite à vous rendre sur mon compte INSTAGRAM, tout y est expliqué 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *