littérature jeunesse

Des vacances timbrées

La rentrée c’était il y a quelques semaines, mais aujourd’hui je vous propose de prolonger un peu les vacances avec un ouvrage très drôle.

Quoi de plus banal, de plus ordinaire qu’une petite fille qui écrit une carte postale à sa grand-mère pendant son séjour en colonie de vacances ? Tout le monde se souvient des petits mots écrits à la va-vite derrière les photographies représentant le lieu de vacances ou une illustration humoristique qu’on envoyait à ceux qui étaient restés chez eux, bien souvent les grands-parents.

Mais alors, qu’a-t-il de particulier, cet ouvrage qui illustre la carte postale qu’Alice écrit et envoie à sa mamie ? D’emblée, le titre donne le ton avec un joli petit jeu de mots : Des vacances timbrées. Le mot timbrées fait donc référence à la fois au format épistolaire du texte, c’est à dire un simple échange de cartes postales entre une petite fille et sa grand-mère mais également au sens figuré du mot qui signifie fou, dingue … et qui reflète alors à merveille les illustrations de l’album.

Voilà donc toute l’originalité de l’album : les illustrations ne reflètent pas le texte. Car ce dernier semble terriblement terre-à-terre, il me fait penser aux courriers parfois dépourvus d’émotions, purement descriptifs que j’ai pu écrire pendant mon enfance lorsque nous partions en vacances.

Et puis il y a les illustrations qui nous transportent dans un monde magique et onirique. Mais qu’est-ce qui est vrai ? Ce que la petite fille écrit dans sa lettre ou bien les dessins qui illustrent les mots ?

Car si l’on en croit les images, l’animatrice de la colonie de vacances est une ourse, les autres enfants des animaux et ils montent dans un bus en forme de grenouille. Il y a des sirènes dans le lac, un dragon qui surveille le château, un guide très…particulier et des habitants du village qui jouent de drôles d’instruments de musique.

Et pourtant, la petite fille, imperturbable continue d’énoncer ses journées. Nous voilà donc immergés dans un monde fantastique. Est-ce la vérité ou bien le fruit de l’imagination d’Alice ? A chacun de se faire sa propre opinion 🙂

J’aime beaucoup les illustrations qui ont une prédominance de violet et de rose. Elles sont pleines de détails et très chaleureuses, le coup de crayon de Mathilde Poncet participe à la magie qui nous envahit lorsque nous lisons l’album.

Et puis il y a la chute, de l’histoire, comme une surprise qui nous embrouille encore davantage, réalité, imaginaire ? Ce n’est pas la réponse de la grand-mère qui nous aidera à y voir plus clair 🙂

Livre offert par Les éditions des Fourmis Rouges. Rendez-vous donc sur leur site internet, leur page Facebook ou leur compte instagram pour ne rien manquer de leurs publications. ♥

Editions Les Fourmis Rouges

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