Voilà un ouvrage que j’attendais de pied ferme ! Le problème avec les livres qu’on souhaite lire avec beaucoup d’impatience, c’est qu’on a le temps de se faire une idée et bien souvent, dans mon cas, je suis assez déçue quand je le termine.

Je vous spoile tout de suite la fin de mon article, ici ca n’a pas du tout été le cas !

Partager le meilleur avec mon enfant est certainement l’ouvrage qui m’aura fait le plus de bien cette année 2021. Et venant de l’autrice, je n’en attendais pas moins 🙂

Qui est l’autrice ?

Nadège Pétrel, que vous suivez peut être sur les réseaux sociaux sous le pseudo Un amour au naturel, est infirmière puéricultrice, maman de deux petites filles, monitrice de portage, professeure de yoga… Aujourd’hui, elle ajoute une nouvelle corde à son arc avec la parution de son ouvrage début septembre 2020 au éditions Eyrolles.

Je suis Nadège sur Instagram depuis plusieurs années et j’aime beaucoup le ton qu’elle utilise dans ses publications ou pour aborder certains sujets, empli de bienveillance, de douceur et de lucidité. Sur les réseaux sociaux, elle parle de la parentalité, du fameux lien enfant/parent ou encore de l’accompagnement des émotions. Je vous invite vivement à aller découvrir son compte Instagram si ce n’est pas déjà fait.

Présentation de l’ouvrage.

L’ouvrage se compose de 3 grands chapitres, mais eux-mêmes sont découpés en petites parties, ce que je trouve très intéressant. En effet, si auparavant de longs chapitres ne me gênaient pas, avec l’arrivée de Marius, mes temps de lecture journaliers se sont considérablement raccourcis et j’apprécie ne pas devoir stopper ma lecture au beau milieu d’un chapitre parce qu’il reste encore trop de pages pour le finir.

On peut dire aussi que chacun des chapitres se décline de la même manière : une partie « théorie » où sont abordés différentes thématiques souvent présentées sous la forme d’une question (et ça aussi j’aime bien, parce que ça donne envie de connaître la réponse de l’autrice) et une partie pratique avec des outils et des astuces à mettre en place à la maison avec son ou ses enfants, mais ça j’y reviendrai plus en détails.

Ainsi, voilà donc les trois grands chapitres :

1. accueillir et créer du lien

2. l’écoute

3. la confiance

1. Accueillir et créer du lien

Dans ce premier chapitre, Nadège Pétrel se pose des questions que j’ai trouvées vraiment pertinentes, notamment la différence entre « vouloir un enfant » et « vouloir devenir parent » qui est très importante lorsqu’on se prépare à l’arrivée d’un enfant. En fait, toutes les étapes de la réflexion dans ce premier chapitre devraient être abordées à un moment de la grossesse de chaque femme. Personnellement, je trouve que nous ne sommes pas suffisamment préparées au bouleversement que nous allons vivre pendant et après la grossesse. On parle du côté « clinique » de la grossesse, des nuits hachurées à l’arrivée de notre tout-petit, mais trop peu de professionnels de santé ou autres abordent le côté psychologique et surtout la pression de la société ou de notre entourage qui se fera à tout point de vue.

Ici, dans ce chapitre, même après 5 grossesses et 3 enfants, je me suis sentie rassurée en lisant tout cela ! Aborder la place du père lorsqu’on parle de naissance et de post-partum par exemple est vraiment important, il est normal qu’il soit présent et non pas « juste » là pour donner un coup de main à sa compagne ! Il a un rôle à jouer, tout aussi important que celui de la maman. Différent certes, mais essentiel quand même.

J’ai également été très touchée en lisant la partie abordant la grossesse suivant un deuil périnatal. De par mon histoire personnelle, je me suis sentie concernée et surtout légitime de toutes les peurs que j’ai pu avoir et surtout l’incompréhension de la majorité de mes proches et des professionnels de santé que j’ai pu rencontrer  (Comme je préfère retenir le positif, j’en profite pour remercier mon amie Adélaïde qui m’a été d’un immense soutien lors de ces moments de doutes et de peurs sourdes, ainsi que le sage-femme échographiste qui a été compréhensif et d’une infinie douceur avec moi toutes les fois où je l’ai rencontré).

Parmi les outils proposés par l’autrice pour faciliter la création du lien parent/enfant, Nadège Pétrle mentionne le peau à peau, le portage ou encore le cododo, puis elle propose des séances de yoga, mais encore une fois, j’y reviendrai plus bas.

2. L’écoute.

S’écouter nous parents, écouter son enfant, écouter son/sa compagnon/e … La communication, bien qu’essentielle dans toute société a tendance à s’étioler. On parle au dessus des autres, on parle pour les autres … Prendre en compte nos propres besoins, Nadège Pétrel le rappelle très bien, ce n’est pas être égoïste. Je n’hésite pas à expliquer à mes enfants et à mon mari ce que je ressens, lorsque j’ai besoin d’être au calme. Je connais mes limites et je préfère les exprimer plutôt que d’exploser. De la même manière, j’entends les besoins de mes enfants et de mon mari. La communication dans la famille et l’écoute de chacun de ses membres permet de vive en harmonie (cela ne signifie pas que chez moi, tout le monde est de bonne humeur tout le temps et que personne ne hausse le ton ^^ ce serait un énorme mensonge si je vous faisais croire cela !)  où chacun a la place et la possibilité d’exprimer ses besoins et ses ressentis. Le plus difficile reste, une nouvelle fois encore, l’entourage. Une fois sorti du cercle restreint de notre famille, il est parfois plus difficile de se sentir écoutés, mais l’autrice donne des pistes intéressantes à exploiter avec nos proches.

Dans ce chapitre, Nadège Pétrel aborde deux notions qui me parlent beaucoup et que j’utilise au quotidien avec mes enfants : tout d’abord l’observation. Si vous me suivez sur les réseaux sociaux et notamment Instagram, vous savez peut-être que j’observe énormément mes enfants, cela me permet de les voir tels qu’ils sont, naturels et sans filtre. Je découvre leurs progrès, leur caractère, leurs centres d’intérêts, mais aussi cela me permet d’identifier leurs besoins plus facilement. En fait, en les observant partout et tout le temps, j’apprends à les connaître chaque jour. C’est passionnant.

Le deuxième point est le jeu. Jouer avec son enfant, c’est resserrer les liens qui nous unissent. Comme l’explique vraiment bien l’autrice, il existe toute sorte de jeux à faire avec son enfant et il est tout à fait normal et concevable que nous ne soyons pas à l’aise avec un type de jeu. L’important est de le faire remarquer à l’enfant. Par exemple, je ne suis pas friande des jeux de chatouilles ou de pseudo bagarres où on se roule par terre, on se court après dans toute la maison et on se fait des guili-guilis. Mes enfants ADORENT ça et c’est peu de le dire. Heureusement pour eux, ils ont un papa qui est très bon à cela et ils s’y adonnent à coeur joie plusieurs fois par jour. En revanche, il est rarissime qu’ils fassent un jeu de société avec leur papa qui n’en est pas très fan, par contre, nous enchaînons les parties quasiment tous les jours. Trouver son équilibre permet aussi de tisser des liens différents avec chacun des parents. C’est chouette non ?

3. La confiance.

Vaste sujet n’est-ce pas ? Eh bien vous savez quoi ? encore une fois j’ai beaucoup apprécié le parti-pris de Nadège Pétrel. Elle aborde ce volet ô combien important en parlant de l’estime de soi, de l’empathie et de la congruence (le fait que nos actes et nos pensées soient raccords : on ne demande pas à un enfant de ne pas crier…en criant !)

Tous les parents souhaitent que leurs enfants aient confiance en eux. Pourtant, lorsqu’on les questionne, très peu de parents ont confiance en eux. Charité bien ordonnée devrait commencer par soi-même non ? Je trouve que toutes les pistes de réflexions et les astuces proposées dans ce livre, au départ faites pour la confiance en soi des enfants, peuvent être appliquées sur nous, parents, en tout premier lieu. Je pense notamment au droit à l’erreur. Aujourd’hui, la société pointera du doigt naturellement ce qui est mauvais, les erreurs chez les individus au lieu de valoriser ce qui est bon, réussi, les victoires … Car l’erreur est importante dans la construction personnelle, elle permet de connaître nos limites. Et puis c’est en faisant des erreurs qu’on comprend et qu’on progresse. C’est toujours intéressant de voir l’erreur, non pas comme un échec, mais comme une étape vers la réussite. En changeant ce point de vue, cela devient plus facile.

On dit par exemple qu’avant d’inventer l’ampoule, Thomas Edison s’est trompé 1000 fois. Mais Thomas Edison ne s’est pas trompé 1000 fois, il a trouvé 1000 manières différentes de ne pas inventer l’ampoule. Fascinant non ?

Mon avis sur cet ouvrage.

Tenez-vous prêt parce que cette fois, je n’ai que des éloges à faire concernant le livre ! Je pense que vous l’aurez compris à la lecture de cette présentation que j’ai été véritablement touchée par les mots de Nadège Pétrel, ainsi que par le ton employé.

Lorsque je l’ai ouvert pour la première fois, j’étais curieuse de savoir ce que ce livre allait pouvoir m’apporter de plus que tous les livres dédiés à la parentalité déjà présents sur le marché. Il faut dire qu’en quelques années, j’ai lu de nombreux ouvrages traitant de la parentalité et si je suis toujours heureuse d’avoir des piqûres de rappel sur certains points, je deviens assez exigeante dans le choix de mes lectures et j’aime lire des choses plus « scientifiques » où l’auteur a une certaine expertise dans le domaine qu’il traite. Je suis moins attirée par les ouvrages qui traitent en un volume plusieurs sujets tout en restant en surface et sans véritablement aller au bout des choses.

Ici ce n’est pas le cas. Parfois en très peu de mots, Nadège Pétrel va à l’essentiel. Ne vous attendez pas à des définitions complexes de plusieurs lignes ou à des chiffres auxquels on peut faire dire tout et leur contraire, l’autrice se concentre sur le pratico-pratique et personnellement c’est ce que je souhaitais lire.

Par ailleurs, je ne me suis jamais ennuyée pendant la lecture. Il arrive parfois que, dans certains livres, je saute des passages parce que je ne me sens pas concernée ou parce que je trouve que c’est long et lourd. Ici rien de tout cela. En revanche j’ai eu du mal à à plusieurs reprises lorsque je devais quitter le livre parce que j’étais appelée par l’un ou l’autre des loulous. En fait, Nadège Pétrel emploie un ton qui met tout de suite le lecteur à l’aise. J’avais l’impression de discuter avec une copine et je me suis surprise plusieurs fois à lui « répondre ».

Le gros gros gros point positif selon moi, ce qui fait que ce livre sera souvent de sortie même si je l’ai terminé, ce sont les séances de yoga, de relaxation et de méditation. Il faut savoir que depuis un bon moment, ce sont des pratiques qui « m’appellent ». Je ne sais pas très bien l’expliquer mais je suis attirée par le yoga ou la méditation sans toutefois oser me lancer. En fait, j’ai compris avec ce livre qu’il me manquait un truc : que cela me fasse sens. Vous le savez peut-être (ou pas d’ailleurs, je ne le crie pas forcément sur les toits), mais je ne suis pas très à l’aise avec mon corps, ainsi, j’ai toujours eu du mal à franchir le pas du yoga. Sauf qu’avec les explications et la présentation de chaque séance, j’ai trouvé ce qui me manquait : en quoi le yoga peut-il avoir un intérêt pour mes enfants et pour moi ? Jusqu’à présent, j’avais des difficultés à comprendre pourquoi enchaîner différentes postures, mais là, l’autrice nous invite à raconter une histoire avec notre corps et là, ça me parle carrément plus ! J’y pense beaucoup depuis les tout-premiers instants de lecture de ce livre, j’aimerais vraiment instaurer un temps de yoga en tête à tête avec chacun de mes enfants (ce qui veut dire que ça doit être à un moment où Papa soit là pour s’occuper des deux autres ahah) et je crois qu’ils apprécieraient beaucoup ce moment de reconnexion ensemble. Bref, merci Nadège d’avoir permis ce déclic !

Je vais terminer cet avis en parlant des photos qui illustrent les pages du livre. J’ai eu la surprise et le bonheur de découvrir qu’il s’agit des photos avec les membres de la famille de l’autrice. Mais quelle idée géniale !!! les photos des banques d’images c’est bien, mais qu’est-ce que c’est impersonnel ! Ici cela rend le livre beaucoup plus humain et accessible ! Nadège se dévoile un peu plus à ses lecteurs et ça contribue à l’effet « discussion avec une copine »  dont je vous parlais précédemment !

Vraiment, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre que j’ai trouvé instructif, passionnant et qui m’a fait vraiment beaucoup de bien.

Livre offert par les éditions Eyrolles, merci pour votre confiance ♥

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